Des collectifs et des citoyens

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Porté par trois laboratoires de sciences de gestion (CREM, IRG, NIMEC), le projet ESADICAS vise à analyser dans quelle mesure les dispositifs collectifs d’acculturation à la sobriété pourraient favoriser la participation du plus grand nombre de consommateurs à la transition écologique, économique et sociale (TEES), participant ainsi à sa massification. Pour ce faire, il s’appuie sur la réalisation d’études sur deux axes. Le premier axe revient sur les actions et dispositifs dits de gouvernementalisation de la consommation visant à une responsabilisation (moralisation) des individus afin qu’ils se comportent de façon attendue (ici vertueuse) ; il en ressort l’identification de certaines limites à leur efficacité. Le second examine la façon dont les collectifs citoyens engagés pour la TEES se structurent et se développent (en écosystème notamment) avec pour ambition de devenir des lieux de production et de diffusion d’une nouvelle culture de consommation orientée vers la sobriété. Les résultats tendent à montrer que l’adoption d’une stratégie plus forte et plus précise visant l’accompagnement de ces dispositifs collectifs pourrait avoir une incidence sur leur développement et donc sur la diffusion d’une culture de la sobriété. Plusieurs suites à donner sont alors proposées : adopter une lecture moins en silo et plus systémique de ces acteurs de la transition ; orienter et valoriser les appels à projet tant sur la consommation que sur la production ; mettre en place des lieux/espaces de partage pour ces écosystèmes (maisons de la sobriété) ; aider et soutenir le développement de ces structures alternatives avec des formations et des mécénats de compétences dédiés…

Les auteurs remercient les collectifs citoyens ayant contribué à la réalisation de la recherche 123 Soleil, Cat’NR, Conflents, Energies citoyennes locales et renouvelables (ECLR), Enercoop LR, La Ferme d’Escoums, Les survoltés et les personnes rencontrées au sein des organisations suivantes, Conseil régional Occitanie, Association Negawatt, Les Amis d’Enercoop, Agence locale de l’énergie et du climat Montpellier, CG Scop.

A propos de a. Amina Beji-Becheur

Amina Béji-Bécheur (IRG, Uni. Eiffel - UPEC) étudie les innovations sociales / les sociétés coopératives d'intérêt collectif.

A propos de b. Eric Rémy

Eric Rémy (LGCO, Uni. Toulouse III Paul Sabatier). Ses travaux proposent une lecture socio-anthropologique de la consommation

A propos de c. Philippe-Robert Demontrond

Philippe-Robert Demontrond (CREM – UMR CNRS 6211, Uni. de Rennes 1)

A propos de d. Audrey Bonnemaizon

Audrey Bonnemaizon (IRG, Uni. Eiffel - UPEC) étudie la participation client et citoyenne dans les sociétés coopératives d'intérêt collectif.

A propos de e. Pascale Château Terrisse

Pascale Château Terrisse (AGIR équipe Odycée, INRAE, Toulouse INP ENSAT) interroge les rôles des dispositifs de gestion et des tensions dans les coopératives.

A propos de f. Hajar El Karmouni

Hajar El Karmouni (IRG, Uni. Eiffel - UPEC) étudie le rôle des organisations de l’ESS et des collectifs dans la transition écologique, économique et sociale.

A propos de g. Anne Joyeau

Anne Joyeau (CREM – UMR CNRS 6211, Uni de Rennes 1)

A propos de h. Marion Maignan

Marion Maignan (CRIISEA, Uni. Picardie Jules Verne) travaille sur le rôle de l'économie sociale et solidaire dans la transition écologique, en particulier dans les domaines de l'alimentation et des énergies renouvelables

A propos de i. Alix Poels

Alix Poels (IRG, Uni. Eiffel - UPEC), étudie l'engagement des citoyens/consommateurs et les dispositifs participatifs dans les sociétés coopératives d’intérêt collectif.

A propos de j. Vanessa Beaudouin

Vanessa Beaudouin (RIMELab, Uni. d'Artois)

A propos de k. Lorreine Petters

Lorreine Petters (GRESEC - Uni. Grenoble-Alpes) étudie la communication des organisations surtout en contexte numérique.